Pourquoi la formation en présentiel vit ses dernières années ?

Et si on arrêtait de croire que la formation forme ? Longtemps plébiscitée pour former les collaborateurs en entreprise, la formation en présentiel semble aujourd’hui perdre du terrain au profit de nouveaux modes de formation plus courts, plus ludiques, plus digitaux. 

Pour cause, les besoins des collaborateurs ont évolué. Dans une entreprise toujours plus digitale, les outils numériques se multiplient et se diversifient. Les compétences des collaborateurs, elles, deviennent vite obsolètes. Alors apprendre sans pratiquer, est-ce vraiment possible ? Et si l’efficacité des formations se trouvait… en dehors des salles de formation ?


Longtemps, la formation en entreprise a été exclusivement dispensée par un formateur à un groupe de collaborateurs en présentiel. Derrière l’aspect quelque peu formel et scolaire de l’exercice, une prétention : rendre les collaborateurs compétents et opérationnels. 

Progressivement, la formation en entreprise a évolué. Dans sa prise en charge d’abord, avec l’apparition des responsables de formation, aussi appelés Chief Learning Officers outre-atlantique. Puis dans son format. 

Webinaires, gaming ou encore réalité virtuelle : voilà autant de concepts venus révolutionner et diversifier la formation en présentiel ces dernières années. Leur point commun ? Proposer une expérience utilisateur nouvelle, plus interactive, moins formelle et qui remette l’apprenant au coeur de l’expérience. 

La formation en présentiel va-t-elle vraiment disparaître ?

Pourquoi enterrer la formation en présentiel si elle continue d’évoluer ? D’abord parce que les attentes des collaborateurs ont évolué. Le développement des technologies numériques a fait émerger un nouvel impératif : ATAWAD, “any time, any where, any device” (“n’importe quand, n’importe où, sur n’importe quel terminal” en français). En d’autres termes, les utilisateurs veulent pouvoir être connectés partout et tout le temps. Et ce qui est valable pour les technologies numériques l’est aussi pour la formation. 

A l’heure où les outils digitaux sont accessibles n’importe où et n’importe quand, l’apprentissage n’est plus réservé aux moments de formation dédiés : pouvoir se former à tout moment et en toute autonomie, c’est le nouveau défi auquel doivent répondre les organisations pour accompagner leurs collaborateurs. Et pour cause : la formation, elle aussi, se digitalise.

Seuls 12% des apprenants mettent en pratique ce qu’ils apprennent 
de la formation qu’ils reçoivent sur leur lieu de travail

Source : 24×7 Learning, « Workplace Learning – 2015 »

Difficile dès lors d’imaginer répondre à toutes ces exigences avec la seule formation en présentiel. Dans beaucoup d’organisations, la formation en présentiel intervient parfois plusieurs semaines voire plusieurs mois après l’onboarding des nouveaux arrivants. Matérialisée par la salle de formation et limitée dans le temps, elle n’offre pas toute la flexibilité qu’appellent les outils digitaux. 

Autre inconvénient : sa densité. Sitôt finie, sitôt oubliée. Quand on sait que le cerveau humain oublie entre 50% et 80% de ce qu’il a assimilé sans répétition ou mise en pratique au bout d’une journée (courbe d’Ebbinghaus ou courbe de l’oubli), dissocier théorie et pratique devient vite contraignant.  

Courbe de l'oubli
Courbe de l’oubli ou courbe d’Ebbinghaus

D’apprenants passifs à apprenants engagés : quand les collaborateurs deviennent acteurs de la formation 

 

De plus en plus, les collaborateurs plébiscitent les contenus courts et ludiques et la formation en temps réel. Webinaires, MOOC, serious games, rapid learning ou encore e-learnings répondent à ces impératifs en permettant, en prime, un apprentissage autonome. 

Néanmoins, si la tendance est à l’autonomie et à l’individuel, tous les modes de formation ne se valent pas. Mobilisation à coordonner pour le webinaire, pas de personnalisation possible des MOOC ou encore possibilités pédagogiques limitées avec le rapid learning, chacun d’eux présente ses limites. Alors que choisir ? 

 

Plus souvent, moins longtemps

 

Face au triple impératif “plus efficace, plus court, plus ludique”, Lemon Learning propose bien plus qu’un dispositif de formation. Véritable GPS applicatif, Lemon Learning est disponible au bon moment, au bon endroit. La clé de sa réussite ? La méthodologie du Learning By Doing

Un code de la route sans les heures de conduite derrière ne mènerait pas bien loin. La philosophie du Learning By Doing, c’est un peu le même principe : la théorie sans la pratique, c’est bien dommage ! Et pour cela, la solution est disponible là où les collaborateurs en ont vraiment besoin : au coeur même des outils. Sans empiéter de façon invasive sur leur productivité, Lemon Learning se greffe au quotidien des collaborateurs en offrant des micro-contenus disponibles à la demande.

 

Du training au learning : la formation en présentiel a encore de beaux jours devant elle 

 

Dans la diversité des offres de formation possibles, la formation en présentiel ne va pourtant pas disparaître de sitôt. D’abord parce qu’elle constitue encore aujourd’hui un besoin important à la fois du côté des DRH et des salariés : la formation en présentiel reste le moyen le plus efficace pour développer ses compétences (à 61% pour les salariés et à 60% pour les DRH. Source : “Transformation, compétences & learning”, Baromètre International Cegos 2018). Ensuite parce que ce n’est pas tant la formation en présentiel en elle-même qui est remise en cause que son mode d’animation : plus de flexibilité, plus d’interactivité, plus de personnalisation. Voilà ce que réclament les collaborateurs. 

 

La formation en présentiel est morte. Vive la formation en présentiel

 

Nuançons alors le propos amorcé en début d’article : la formation en présentiel ne vit pas ses dernières années. Seulement, pour répondre aux exigences des collaborateurs et accompagner leur montée en compétences, elle compose aujourd’hui avec d’autres formes de learning. La tentation est grande d’opposer à tout prix la formation en présentiel et les plateformes d’adoption digitale comme Lemon Learning mais de plus en plus, les deux tendent à cohabiter. Utile sur des aspects théoriques de la conduite du changement (introduire et expliquer l’installation d’un nouveau logiciel par exemple), le présentiel permet, combiné à l’apprentissage par la pratique, de déployer une stratégie complète de développement des compétences des collaborateurs. Le Blended Learning, ou formation mixte, fait à ce titre de plus en plus d’adeptes puisqu’il allie le côté pratique des parcours de formation communs et la personnalisation des contenus et des modes de distribution. 

Un des exemples concrets du Blended Learning, c’est la pédagogie inversée (“flipped learning” en anglais). Alors que la théorie était traditionnellement abordée en classe et les “devoirs” faits à la maison, les moments de formation sont désormais dédiés à la pratique (l’enseignant ou le formateur propose des mises en situation liées à ce qui a été vu de façon autonome par les apprenants). Transposé aux plateformes d’adoption digitale : les guides Lemon Learning deviennent un outil à part entière des formations en présentiel. 

La dynamique a donc changé. Il n’est plus uniquement question de formation (training) mais plutôt d’apprentissage (learning) : les collaborateurs sont des acteurs à part entière de la formation. 

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